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BIOGRAPHIE

By admin

Tout,tout,tout absolument tout sur mon cheminement… jusqu’à maintenant du moins!

Il est de ces gens qui sont, au quotidien, des “personnages”. Vifs, expressifs, animés, ils jettent sur le monde un regard perçant, refont l’univers à leur mesure. Ils le recréent pour le faire leur. Né en 1987, auteur et éditeur de bandes dessinées, chanteur, musicien, conférencier et futur acteur, Luca est un de ces personnages hors du commun.

À 7 ans, il fait un Jafar remarqué (personnage du dessin animé Aladdin de Walt Disney) et convainquant dans une pièce de théâtre et comédie musicale au Couvant Jésus-Marie de Lévis. En 1995, il est choisi parmi tous les élèves de son école pour dire au revoir à son directeur, transféré dans un autre établissement, en lui chantant sa chanson fétiche Chante-la ta chanson de Jean Lapointe au spectacle de fin d’année. Puis vers 1998, c’est le Josélito en lui qui attire l’attention. Les paroissiens de Christ-Roi tomberont, pour quelques années, sous le charme de cette voix d’enfant qui donne aux cantiques de Noël et aux chants liturgiques du dimanche, une majesté cristalline à laquelle personne ne résiste.

Arrivé par la suite à la bande dessinée par la porte des classiques (Spirou, Tintin, Donald Duck, Astérix, Picsou, Lucky Luke etc.) Luca Jalbert en fait sa passion et sa principale activité. C’est à 9 ans qu’il débutait la création de sa première oeuvre, Les aventures de Fonck et Ponck, et à 14 ans qu’il fondait sa propre maison d’édition, Cabro* Productions (amalgame de Luca et de Brogi, nom de famille de sa mère). Cet artiste polymorphe, ne jure que par l’image. “J’ai besoin de tout ce qui est visuel, les images, les expressions, les mimiques, montrer.” Même lorqu’il joue au théâtre ou dans ses courts et longs métrages, Luca se dessine une présence. “On me dit souvent que je suis un “bdman”, que je suis comme un personnage sorti tout droit d’une bd. Je suis très gestuel. Peut-être à cause de mon sang italien“, note celui qui affiche fièrement sa parenté latine, du côté de sa mère.

Il a d’ailleurs visité la patrie des ses grands-parents, la Toscane dans la région de Pise, il y a quelques années, dans l’autre siècle, alors qu’il était encore tout jeune. “Je me vois là, j’ai hâte d’y retourner”, affirme celui qui aime cette langue qui chante et qui se dit avec les mains. Cette fois-ci, il aimerait bien piquer une tête jusqu’à Saint-Tropez, histoire de humer l’air du célèbre gendarme Louis de Funès. Parce que Luca aussi, comme son héros, parle avec tout son corps, chuchote du regard, crie silencieusement d’un coup de tête.

C’est d’ailleurs en participant à la pièce, présentée par la Troupe des Treize de l’Université Laval en 2005, Le voyage du couronnement, de Michel-Marc Bouchard , que Luca a su qu’il devait prendre la voie des plateaux de tournage, des scènes de théàtre et des écrans lumineux. Après avoir étudié trois ans en littérature, théâtre et technologies au cégep où il y a écrit, réalisé, joué et monté son premier long-métrage d’une durée de 1h30 ,intitulé Un bel sogno, un beau rêve en italien, Luca a confirmé son avis de jouer la comédie. “C’était enivrant, de voir le fruit de 10 mois de travail sur grand écran, dans une salle obscure devant le public. Ça s’est avéré un énoOorme succès! J’ai flotté sur un nuage pendant plusieurs jours. J’ai rejoint tous les groupes d’âge. Des enfants aux grands-parents, en passant par les ados et les parents. J’ai aimé les faire rire à l’écran. Le public est le meilleur critique. Ça m’a vraiment convaincu de continuer et de me tailler une place dans ce domaine. Il faut simplement se démarquer“.

Luca Jalbert

Côté dessin, notre artiste se réfère plutôt à l’école belge, la ligne claire signée Hergé, la ligne vive des Franquin, Morris ou Uderzo. “Ce que je préfère dans le dessin des personnages, comme dans le jeu d’acteur, ce sont les expressions. Je m’amuse tellement a retransmettre des émotions dans le visage de mes personnages. Ça leur donne une personnalité, une âme en quelque sorte“. Son goût pour l’architecture et la perspective sont également mis en évidence dans chacune de ses oeuvres: Les aventures de Fonck et Ponck tome 1, Fonck et Ponck contre Fantôm-X tome 2, Opération serpent de mer tome 3 et Le spectre noir tome 4. D’ailleurs, pour cette dernière aventure parue en novembre 2008, Luca a même réussi à convaincre, en 2005, son idole québécoise Marc Labrèche de se laisser caricaturer pour incarner un des personnages de l’histoire. “Il a rapidemment donné suite à mon message téléphonique et a accepté immédiatement de donner son accord pour Le spectre noir. Il a été impressionné de l’ampleur de mon travail. Il a d’ailleurs accepté que son personnage du Doc. Labroche revienne pour la prochaine aventure de mes personnages Fonck et Ponck. C’est un chic type”. Mais éditer sois-même son travail, coûte cher. “J’ai tout payé moi-même, assure-t-il, en chantant depuis l’âge de 10 ans à l’église dans diverses célébrations: mariages, funérailles, baptêmes etc.” Et qui dit édition, dit aussi impression, distribution, publicité, service après vente, séances de signatures et présence au Salon du Livre et au Festival de la bd de Québec. Malgré tout, il ne se laisse pas décourager et tente a tout pris de réaliser ses rêves et ses projets.

En attendant, notre jeune Luca se ressource en se rendant, avec sa famille ,au chalet de son père dans Bellechasse, en plantant avec lui, des arbres durant l’été. Parce que Luca Jalbert vit les deux pieds sur terre, conscient de son implication dans le monde. En écologiste convaincu, ce jeune homme d’action ne se contente pas de discours, il fait. Regardant devant lui se disant que le meilleur est à venir, tout en gardant un oeil sur son passé inspirant et constructif, il n’a pas besoin qu’on lui fasse un dessin! Il sait où il va et on ne voit pas comment il pourrait passer à côté…

Madeleine Gauthier

Jacques Dufour

Un soir près du fleuve

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